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Des séances des dialogues communautaires ont été organisées dans les Provinces du Nord-Kivu ( Béni, Mavivi, Mangina) et en Ituri ( Bunia, Katoto) dans le cadre du projet Tujenge Amani Leo avec le cofinancement de l’ Union européenne en République démocratique du Congo et de la Sofepadi.

Ces séances avaient comme but celui de se confronter sur des thématiques telles que la cohésion sociale entre les taximen des différents quartiers de la ville de Bunia : Kindia-hoho/mudwi-pela-bigo, la cohabitation pacifique entre la population et les autorités policières, militaires pendant l’Etat de siège, le conflit entre les gestionnaires de l’institut mabasele et famille kyavere de ngite à mavivi, avec l’objectif d’amener les parties prenantes à mettre en place des stratégies concertées, appropriées, positives et capables de contribuer à l’essor socio-sécuritaire et éducationnel des communautés affectées par les conflits armés et ses conséquences.

Au total 150 personnes ont pris part à ces activités. Parmi elles des autorités militaires et policières, les relais communautaires des hommes et des femmes, des taximen moto (influenceurs de la ville de Bunia). Ces rencontres ont eu un grand succès, car elles ont permis la création des moments de confrontation entre les membres des différentes communautés qui partagent des problématiques similaires de cohabitation. Le moment de partage sur les vécus et sur les difficultés que connait chaque communauté ont été, en effet, très riche et une expérience nouvelle car quelques communautés n’avaient jamais bénéficié d’un moment de mise en commun de leurs expériences.

Les participants n’ont pas hésité de ressortir les problèmes qu’ils vivent quotidiennement et de proposer des initiatives pour la recherche de la paix dans leurs communautés respectives. Les échanges sur les différents aspects engagés pendant ce moment ont été fructueux, chacun a pu apporter sa contribution pour la consolidation de la paix dans sa localité respective.

« Nous avons été réunis par la sofepadi pour discuter entre taximen. C’était compliqué de comprendre les problèmes des taximen du nord, du sud et ailleurs. Mais grâce à ce dialogue, nous avons appréhendés ce qui constitue les limites entre nous. Transportant plusieurs personnes la journée, nous nous engageons à porter le message d’unité dans notre communauté. Nous pensons que grâce à cette approche la paix va régner à Bunia. », témoigne Monsieur Daniel Mungerangabu, taximen moto en ville de Bunia.

Participant au dialogue communautaire sur la cohabitation pacifique entre la population et les autorités policières, militaires pendant l’Etat de siège, Madame Kasoki Martine se dit être satisfaite des issus des échanges avec les autorités militaires et policières.

« Nous sommes satisfaites des issus du dialogue que nous avons eu avec les autorités militaires et policières. Les militaires ont eu le temps de nous expliquer pourquoi l’insécurité persiste dans notre communauté et en retour nous leurs avons donner nos recommandations. Ce fut vraiment un moment d’échange à cœur ouvert. Nous pensons que cela portera les fruits sous peu. »

À ce propos, le colonel Serge Mavinga, Commandant du bataillon spécial du combat en jungle et en même temps coordonnateur des opérations de mangina jusqu’à makumo à Beni territoire, a remercié la sofepadi et l’union européenne en RDC pour ces initiatives qui prônent le mariage civil militaire pour la cohésion sociale en ville de Beni et territoire.

« Nous remercions la sofepadi pour l’initiative, il s’agit d’une bonne idée parce qu’elle a permis un rapprochement entre l’Armée et la population. Au départ la population était retissante mais grâce à ces échanges les militaires ont fait le vœu de recadrer leurs comportements vis-à-vis de la population et la population de voir l’Armée comme un outil de paix et de la sécurité. 

Pour le capitaine Antonie Mwalushangi, porte-parole du secteur opérationnel sokola 1 Grand nord, l’initiative du dialogue communautaire est une pièce qui manquait au puzzle d’une cohésion effective.

« Autour d’une table avec la population nous avons échangé, nous avons écouté ce qu’elle réclame et nous avons également dit ce que nous pensions pour améliorer la bonne relation entre l’Armée et la population car aucune Armée au monde n’a gagné la guerre sans le soutien de la population. Nous remercions la sofepadi pour l’organisation de ce cadre d’échange, une chaine de transmission qui manquait entre les autorités militaires, policières et la population. Avec cette approche nous croyons à une cohésion sociale effective dans cette partie de la république. »

Avec ces animations la Sofepadi a réussi à renforcer la résilience et le processus de la consolidation de la paix durable entre les différentes communautés hôtes en ouvrant un canal de communication clair pour répondre aux conflits d’intérêt, et à améliorer la cohabitation pacifique et la cohésion à travers les dialogues permettant de rechercher les maux qui mettent à mal le vivre ensemble convivial des différentes couches sociales.

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