Lorsqu’une épidémie d’Ebola frappe une communauté, le virus entre souvent dans les foyers. Il s’invite dans les maisons, dans les gestes du quotidien, dans les actes d’amour et de solidarité qui unissent les familles.
Et au cœur de cette réalité se trouvent les femmes.
Mères, épouses, sœurs, filles ou voisines, ce sont elles qui, les premières, répondent à l’appel lorsqu’une personne tombe malade. Elles apportent à manger, nettoient les vêtements, donnent le bain, veillent au chevet des malades et réconfortent les familles. Elles accomplissent ces gestes avec courage, souvent sans protection et parfois sans connaître les risques auxquels elles s’exposent.
« Lorsqu’une personne de la communauté est malade, qu’il s’agisse d’un membre de la famille ou d’une autre personne proche, c’est la femme qui vient lui porter assistance. C’est elle qui lui donne son bain, qui la nourrit et qui lave les vêtements sales », explique Dr Furaha Elisabeth, Médecin Directrice de la Clinique Gynéco-Obstétrique Karibuni Wa Mama de la SOFEPADI à Bunia/Ituri.
« Lorsqu’une personne de la communauté est malade, qu’il s’agisse d’un membre de la famille ou d’une autre personne proche, c’est la femme qui vient lui porter assistance. C’est elle qui lui donne son bain, qui la nourrit et qui lave les vêtements sales » — explique Dr Furaha Elisabeth, Médecin Directrice de la Clinique Gynéco-Obstétrique Karibuni Wa Mama de la SOFEPADI à Bunia/Ituri.
Cette réalité fait des femmes les premières soignantes de nos communautés. Mais elle fait aussi d’elles les premières exposées.
Car Ebola se transmet par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée. Chaque soin apporté à domicile, chaque vêtement lavé, chaque geste de proximité peut devenir une porte d’entrée pour le virus.
Et lorsque la maladie atteint une femme, ses conséquences dépassent largement sa propre personne.
« Si une femme est exposée au virus et contracte l’infection, elle la transmettra naturellement aux personnes qui l’entourent. Les premiers à être infectés seront ses enfants : le bébé qu’elle allaite, ses autres enfants, les jeunes enfants dont elle s’occupe, et ainsi de suite », poursuit Dr Furaha Elisabeth.
Ainsi, lorsqu’une femme est infectée, ce n’est pas seulement une personne qui est menacée.
C’est toute une chaîne de vie.
C’est le nourrisson qui dépend d’elle.
C’est l’enfant qu’elle accompagne chaque jour.
C’est la famille qu’elle nourrit.
C’est la communauté qu’elle soutient.
Protéger les femmes contre Ebola n’est donc pas seulement une question de droits ou d’égalité.
C’est une nécessité sanitaire.
C’est une stratégie de prévention.
C’est un investissement dans la survie des familles et la résilience des communautés.
Cette réalité fait des femmes les premières soignantes de nos communautés. Mais elle fait aussi d’elles les premières exposées.
Car Ebola se transmet par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée. Chaque soin apporté à domicile, chaque vêtement lavé, chaque geste de proximité peut devenir une porte d’entrée pour le virus.
Et lorsque la maladie atteint une femme, ses conséquences dépassent largement sa propre personne.
La menace est d’autant plus préoccupante que l’épidémie continue de progresser. Selon les dernières données disponibles, la République démocratique du Congo comptait, au 31 mai 2026, 282 cas confirmés d’Ebola et 42 décès confirmés, principalement dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les autorités sanitaires et leurs partenaires poursuivent les efforts de surveillance, de prise en charge et de sensibilisation afin de freiner la propagation du virus.
Derrière ces chiffres se cachent des familles endeuillées, des enfants privés de leurs parents, des communautés fragilisées et des femmes qui continuent, souvent dans l’ombre, à prendre soin des malades au péril de leur propre vie.
Protéger les femmes, c’est protéger les enfants.
Protéger les enfants, c’est protéger l’avenir.
Protéger les communautés, c’est vaincre Ebola.
SOFEPADI appelle chaque citoyenne et chaque citoyen, les leaders communautaires, les organisations de la société civile, les médias, les autorités et les partenaires à unir leurs efforts pour renforcer la prévention, combattre la désinformation et soutenir les communautés affectées.
Rejoignez SOFEPADI dans cet élan de solidarité, de vigilance et de prévention. Car lorsque les femmes sont protégées, c’est toute la communauté qui est protégée.
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