Le lancement de la campagne JEMELEVE contre les violences basées sur le genre s’est déroulé le vendredi 23 juillet 2021 à l’hôtel sultani à Kinshasa sous le haut patronage de la ministre nationale du genre, famille et enfant de la République Démocratique du Congo.

Cette cérémonie a vu la participation des plusieurs autorités du pays dont le représentant de la conseillère du chef de l’état en charge des violences basées sur le genre, des députés, des représentants des organisations nationales et internationales, du Roi kongo Mfumu Difima, du maître Marcel wekotshoda, de la représentante des survivantes VBG, etc.

Parlant du pourquoi de l’expression « Je Me Lève », Madame Nénette BOZEBA, une des intervenants à ce jour, a précisé que cette dernière sous-entend la révolte. Pour elle, il se pose dans le quotidien un problème. Les survivantes des VBG n’ont pas d’accès à la justice suite au contexte dans lequel se passe le viol. Ces dernières n’arrivent pas à porter les faits devant un juge, qui pourra travailler dessus pour rétablir la condamnation des bourreaux.

Dans son intervention, Maître Marcel WETSH’OKONDA est revenu sur les solutions visées par cette campagne.

 

« La campagne propose un certain nombre des solutions aux problèmes des survivants des VBG. Il s’agit de celle d’ordre normatif ; une réponse législative, la deuxième est institutionnelle ; parce qu’il est question de mettre en place un fond d’indemnisation des survivantes des VBG, la troisième est d’ordre pédagogique. Il s’agit ici, de mener une action des sensibilisations de la population sur les méfaits des VBG. »

 

A son tour, le Roi kongo Mfumu Difima, Vice-Président du conseil de l’autorité traditionnelle Africaine a confirmé son accompagnement à la campagne.

 

« La plateforme à notre responsabilité poursuit l’objectif de mettre fin à la violence faite à la femme, stopper les mutilations génitales, stopper les mariages précoces, et donc nous sommes debout et disponibles pour accompagner cette campagne », déclare le Roi kongo Mfumu Difima

 

Il est à préciser qu’au cours de cette campagne, il est prévu plusieurs activités dont les renforcements des actions de plaidoyer des OSC au niveau interne et de les relayer au niveau régional et international, inciter le gouvernement et/ou le parlement à :

  • Faire voter une loi qui garantit l’aide légale gratuite pour améliorer l’accès à la justice et à la réparation des survivantes des VBG
  • Créer un fonds pour la réparation des dommages causés aux survivantes des VBG
  • Prévenir les VBG par l’intégration dans les curriculums de l’enseignement primaire, secondaire, professionnel et universitaire des notions sur les VBG, les droits de la femme et les droits humains.

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